Ankam Yoga

Origines du yoga

origines du yoga

Origines du yoga

Première trace à partir de -2500 dans le nord de l’Inde dans une société Védique (peut être perçu comme le précurseur à l’hindouisme). Le yoga s’apparente d’abord à un concept philosophique de libération de l’individu

 

Au 6 siècle avant notre ère se développe en marge de la société Védique dominante parmi certains groupes d’ascètes : l’idée que la condition humaine ordinaire et par essence misérable et source de souffrance.
Et la grande question devient : faut-il attendre la mort pour s’en délivrer ? La réponse est plutôt non, puisque l’existence humaine est alors envisagée comme une migration circulaire appelée « Samsara » ou cycle des renaissances ou des réincarnations. Les actes et les conséquences de nos actes c’est à dire le « karma »
enchaînent les êtres humains au cycle des réincarnations. Ce cycle infini des réincarnations est perçu comme quelque chose de négatif dont il faut sortir. L’objectif de libération de la souffrance, des groupes développent dès lors des techniques méditatives visant à sortir de ce cycle (prémices de yoga) et à libérer l’âme humaine.

 

Au 3ème siècle avant notre ère on trouve pour la première fois le terme de yoga. Le yoga prémoderne s’apparente à certaines pratiques sur le corps, le souffle et la psyché visant à la maîtrise des sens pour atteindre la libération (kriya : conscience de soi,  purification…). Cette première conception autour du yoga comme un moyen de libération s’oppose radicalement à une société qui aspire déjà à la prospérité puisqu’elle demande de renoncer à fonder une famille, à la sociabilité, au travail pour se consacrer uniquement à une vie spirituelle. Le yoga désigne à cette époque une « voie » ou « méthode » de renoncement (pas pour tout le monde surtout pour les brahmanes).

Cela peut passer par :
la connaissance (de sa vraie nature) est libératrice (jnana yoga: yoga de la connaissance/ absolu dans le sens la  conscience de toute chose, le tout, sans commencement ni fin…).
la dévotion à une divinité et considère que la libération du cycle des existences relève de l’union mystique avec cette dernière (bhakti yoga).
la voie de l’action désintéressée/juste (karma yoga),
la méditation (dyana yoga)…

 

Au 6ème siècle de notre ère un traité intitulé Les Yoga Sutra attribué à Patanjali voit le jour, il regroupe différentes pratiques et théories sur le yoga. Il constitue l’un des textes fondateurs du yoga. Le but est toujours la libération du cycle des existences mais via l’observation de règles éthiques, pratiques d’austérité destinées
qui visent à maîtriser le corps et la psyché.

 

A partir des 5ème et 6ème siècle de notre ère, dans certaines sectes yogiques (notamment dans le yoga tantrique) la recherche de siddhis (pouvoirs supranormaux) supplante parfois celle de la libération dans le but de se connecter au divin. Cela contribuera à forger une image très partielle et négative des yogis auprès des colons alors assimilés à des saltimbanques, des contorsionnistes, des sorciers.

 

Au 11ème siècle de notre ère, le Hatha yoga (différent du hatha moderne) émerge comme synthèse des pratiques ascétiques et des voies tantriques et marque le  tournant corporel de la pratique du yoga (plus seulement tourné vers l’esprit). L’accent est mis à la fois sur les techniques  physiques et psychiques, cette
nouvelle réécriture du yoga est facilement adopté par différents courant religieux pas seulement hindous, bouddhiste, musulmans. Avant le hatha yoga les seules postures de yoga qui existent sont des postures d’assises (d’où le terme asanas), avec l’avènement du hatha yoga une quinzaine d’asanas émergent jusqu’au 15ème siècle.

 

Au 18-19ème siècle, nous sommes encore loin des milliers de postures du yoga postural moderne. Des vertus thérapeutiques, prophylactique (prévient les maladies) et spirituelles leur sont associées mais leurs bénéfices ne constituent pas l’objectif de la pratique à cette époque. Elles sont destinées à forger un corps fort et souple pour permettre au pratiquant d’accomplir des pratiques intenses de respiration, de contractions musculaires, de
visualisation et de médiation sans inconfort. On peut noter que ce sont aussi des pratiques utilisés par certains yogi guerriers.
Le yoga moderne est en partie héritier de cette vision physique et méditative et connaîtra un renouveau et une transformation en lien avec les luttes pour l’indépendance de l’Inde en résonance avec l’essor de la culture physique en Europe et dans les colonies européennes (notamment à cause de la colonisation anglaise en Inde).

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